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Il était une fois un vieux pêcheur qui ne possédait qu'un bateau et un filet. Il pêchait sur la rivière du Dragon la journée et dormait dans son bateau la nuit au bord de la rivière. Il vivait pauvrement.
Cette année-là, au mois de juin, au moment des crues, l'eau avait rempli le lit de la rivière. Les vagues déferlaient en faisant un grand bruit. Le vieux pêcheur qui avait passé sa vie à pêcher savait bien que si l'on pêchait au moment des crues, le bateau risquerait d'être renversé par les vagues.
Le vieux pêcheur était inquiet en voyant que les jours s'écoulaient sans qu'il pût travailler, et que le niveau des eaux ne baissait toujours pas. N'ayant pas envie de dormir, il s'assit au bord de la rivière et fixait ses yeux sur l'eau.
Il vit tout à coup s'élever de l'eau un feu doré scintillant. Etonné, le vieux pêcheur se demanda:
- Qu'est-ce que c'est? Un monstre aquatique ou un trésor?
Il se dit alors:
- J'entends dire depuis mon enfance qu'il y a un trésor dans cette rivière. Celui qui ne pêche pas souvent ou qui est peureux n'a aucune chance de le voir, et encore moins de l'avoir. Est-ce que moi, je l'ai rencontré, ce trésor? Si c'est vrai, je le repêcherai.
Ce feu doré scintilla pendant trois nuits et le vieux pêcheur concentra toute son attention sur le feu. Il se dit le troisième soir:
- Eh bien, je vais essayer de voir ce qu'il y a.
Par précaution il allongea la tirette du filet et en attacha le bout autour de son corps. Il ne craignait plus ainsi les grandes vagues et conduisit son bateau à la rencontre des crêtes des vagues vers le feu doré.
Il agissait au risque de sa vie ! Une fois dans l'eau, le bateau se balançait entre les crêtes des vagues et le corps du vieux pêcheur ruisselait de sueurs froides. Cependant il se maîtrisa aussitôt et continua à se diriger vers le feu doré.
Lorsqu'il en fut assez proche, il ouvrit le filet et le lança sur le feu. Grâce à sa longue expérience, il atteignit la cible du premier coup. Le feu s'éteignit. Tandis qu'une vague impétueuse faisait balancer le bateau, l'eau y pénétra. Le bateau risquait de couler lorsque le vieux pêcheur, le coeur battant, réunit toutes ses forces et rama vers le rivage en serrant les dents et en fermant les yeux.
Après un grand effort, le bateau se trouva au bord de la rivière. Le vieux pêcheur essuya sa sueur, se détendit en se disant:
- Eh bien c'était dangereux!
Il attacha son bateau, écopa l'eau qui était dedans, se détache de la corde et tira doucement le filet.
Qu'y avait-il dans le filet? C'était un vase de pêche de jade blanc, de dimension normale. Une paire de poissons rouges autour desquels se déployaient de fines rides d'eau étaient sculptés sur le fond du vase. Une tige s'allongeait jusqu'au bord du vase et deux larges feuilles vertes de lotus soutenaient une grosse fleur de lotus rose sur laquelle était assis un enfant pêcheur. Deux chignons sur la tête, portant une veste rouge et un pantalon vert, les pieds nus, cet enfant tenait une canne à pêche dans ses bras.
C'était un objet original. Au clair de la lune, le vieux pêcheur l'examina avec soin et il lui plut tellement qu'il ne voulut pas le lâcher. Bien que L'Enfant Pêcheur fût sculpté sur le bord du vase, le vieux pêcheur avait l'impression qu'il le regardait. Transporté de joie, il rit aux éclats.
On apprécie toujours un objet original la première fois qu'on le regarde. Puis, avec le temps, on ne le trouve plus original. Bien que le vieux pêcheur aimât ce vase de pêche, jugeant qu'il ne servait à rien, ni à manger, ni à boire, il le cacha dans l'herbe sur le talus au bord de la rivière. Au moment du reflux, il pêcha, comme d'habitude, et s'endormit profondément le soir après une journée de travail.
La nuit, réveillé par un bruit, le vieux pêcheur ouvrit les yeux et vit s'élever des éclairs dorés du vase qu'il avait mis dans l'herbe. Au milieu des éclairs, la fleur de lotus devint brusquement vivante. La tige soutenait les feuilles et la fleur rose, les haussait petit à petit en s'allongeant.
Elle se courba tout à coup, les feuilles et la fleur de lotus se posèrent sur l'herbe. A ce moment-là, L'Enfant Pêcheur devint aussi vivant et grandit. Il se redressa sur la fleur, une canne à pêche sur l'épaule, ouvrit la bouche, sourit au vase tout en chantant:
Balance-toi, vase de pêche,
Coule, coule, eau limpide!
Le vase de pêche se balança alors tout seul et de l'eau limpide en surgit. Ensuite, L'Enfant Pêcheur recommença à chanter en souriant:
Coule, coule, eau limpide,
Nagez, nagez, poissons rouges!
L'eau se rida tout de suite et forma un tourbillon. Les deux poissons rouges devinrent vivants et nagèrent joyeusement dans le vase. L'Enfant Pêcheur reprit son chant:
Sautez, sautez, poissons rouges,
Jaillis, jaillis, eau limpide.
Les deux poissons rouges sautèrent quelques dizaines de cm hors de l'eau, puis tombèrent dans l'eau et recommencèrent. L'eau limpide jaillit en même temps et déborda du vase. A ce moment-là, L'Enfant Pêcheur prit la canne à pêche, la secoua légèrement quand les deux poissons rouges sautèrent en l'air et en pêcha un.
Puis il leva la canne. La rabaissa, le poisson rouge retomba brusquement dans l'eau: "Plouf", le poisson rouge retombé souleva de l'écume dorée qui se dispersa à l'extérieur du vase pour se transformer en billes d'or qui roulèrent sur l'herbe.
L'Enfant Pêcheur éclata de rire. Il accrocha l'un des poissons rouges, le secoua un moment en riant, puis le lâcha. Ensuite il accrocha l'autre poisson, le secoua également, en riant, puis le lâcha de nouveau, l'eau jaillit et de l'écume se souleva, et ainsi de suite.
Cela dura jusqu'à l'aube. L'Enfant Pêcheur avait l'air fatigué et cessa de jouer: il lâcha le poisson, tint la canne dans ses bras, s'assit sur la fleur de lotus, commença à chanter, souriant au vase:
Apaise-toi, eau limpide,
Calmez-vous, poissons rouges!
L'eau cessa de jaillir et les poissons rouges de sauter. La fleur de lotus s'éleva de l'herbe, rapetissa et recula jusqu'à l'intérieur du vase. Les éclairs dorés s'éteignirent en même temps. Puis, le jour se leva.
Retenant son souffle, le vieux pêcheur, le cou tendu, les yeux grands ouverts, avait regardé le phénomène toute la nuit. A ce moment-là, il se rendit sur l'herbe, prit le vase de pêche - c'était toujours le même vase! Cependant, dans l'herbe autour du vase, des billes d'or reposaient au fond de l'eau stagnante.
Le vieux pêcheur en ramassa un tas. Il fut si heureux qu'il ne savait pas comment s'exprimer. Il acheta alors avec des billes d'or les objets dont il avait besoin et mena dès lors une vie aisée. Le vase fournissait toujours des billes d'or la nuit. Le vieux pêcheur, après avoir travaillé laborieusement toute sa vie, commençait à avoir une vie de plus en plus large.
Un jour, le vieux pêcheur prit des billes d'or et alla au marché pour faire des commissions. En ville, lorsqu'il sortit ses billes pour payer, arriva un pasteur étranger qui passait par là en se pavanant. A la vue des billes d'or, il s'arrêta, en prit quelques-unes, les examina pendant un long moment et demanda en avalant sa salive:
- Vieillard, d'où viennent tes billes d'or?
Le vieux pêcheur, qui ne savait pas mentir, lui raconta comment il les avait obtenues. Le pasteur hôcha la tête en riant et demanda ensuite l'adresse et le nom du vieux pêcheur. Après quoi, il lui rendit les billes et s'en alla.
Le lendemain, ce fut la catastrophe.
Après le petit déjeuner, le vieux pêcheur allait partir à la pêche lorsque soudain apparurent deux personnes qui lui dirent:
- Vieillard, notre seigneur le préfet nous envoie te convoquer. Viens avec nous et apporte ton vase de pêche!
- Comment? Qu'est-ce qui s'est passé; je n'ai ni volé, ni cherché noise à personne, ni violé la loi, pourquoi me convoquer?
- Quelqu'un a porté plainte contre toi.
- Qui? A moins que ce soit le roi Dragon, parce que j'aime pêcher dans la rivière du Dragon.
- Hé, hé, ne rêve pas Ce n'est pas le roi Dragon, même pas un Chinois. La personne qui t'a accusé, notre seigneur le préfet n'ose pas la contrarier. Allons-y, tu le sauras au tribunal.
Cela dit, ils amenèrent le vieux pêcheur avec son vase de pêche.
Au tribunal, le vieux pêcheur vit que le préfet était assis et parlait respectueusement avec le pasteur étranger qu'il avait rencontré. Il se dit alors:
"N'est-ce pas cet étranger qui m'a accusé?"
A ce moment-là, le préfet, en le voyant arriver, commença l'interrogatoire:
- Vieillard, as-tu un vase de pêche de jade blanc?
- Oui
- Sur le fond du vase, il y a des motifs représentant une paire de poissons rouges, de fines rides d'eau, une grosse fleur de lotus sur laquelle est assis un enfant pêcheur, n'est-ce pas ?
- C'est ça.
- La nuit, la fleur de lotus pousse, L'Enfant Pêcheur devient vivant, l'eau jaillit, les poissons rouges sautent et les éclaboussures deviennent des billes d'or, n'est-ce pas ?
- Exactement.
- Eh bien, c'est bon, continua le préfet en indiquant du doigt le pasteur étranger assis à côté de lui, vieux voleur, tu es bien audacieux pour avoir volé le trésor du pasteur! Il t'en a accusé: le vase de pêche lui appartient. Dis la vérité, comment l'as-tu volé, vite avoue!
- Qui est voleur! C'est à moi, ce trésor. Comment oses-tu dire que c'est moi qui l'ai volé! Comment peut-on être injuste à ce point! Je n'ai jamais vu un étranger aussi impudent de toute ma vie!
Très en colère, le vieux pêcheur expliqua en détails comment il avait repêché le vase de pêche dans la rivière et qu'il avait rencontré le pasteur la veille au marché.
En entendant cela, éberlué, le préfet salua le pasteur les mains jointes et lui dit tout en souriant:
- Mon révérend, comment faire selon vous?
- C'est simple: je vais l'interroger, répondit le pasteur. Puis, se donnant de grands airs, il s'adressa au vieux pêcheur:
- Vieillard, nous sommes venus en Chine pour propager la religion - ce qui est une bonne action, nous ne volons pas, ni ne cherchons à vous extorquer. Nous sommes justes. Le vase de pêche est un objet que j'ai apporté de mon pays, il a été fabriqué chez nous. Je l'avais mis dans l'église lorsque je suis venu. mais il a disparu ces derniers jours et je n'ai pas pu le retrouver. Hier, j'ai reconnu les billes d'or et ça m'a fait penser à mon trésor. Tu l'as volé, tout est clair maintenant, qu'est-ce que tu as à dire?
Hors de lui, le vieux pêcheur répliqua:
- Quel pasteur tu es! Tu as l'air bien cultivé, mais ce que tu dis ne vaut pas mieux que de la crotte!
Le pasteur tourna la tête vers le préfet et lui dit:
- Ce Chinois est non seulement un voleur, mais encore un insolent. Il faut le punir sévèrement. Qu'il me rende le vase et dise la vérité: Cela ne suffit pas, il faut le condamner et en faire une proclamation officielle. Voilà ce qui est raisonnable.
Le préfet poursuivit:
- Le pasteur a raison!
Puis il cria au vieux pêcheur:
- Vieux voleur, présente-lui le vase de pêche et dis-nous la vérité.
Le vieux pêcheur répondit:
- Qu'est-ce que tu veux que je présente et que je dise? Qui est le voleur? Ce vase était dans une rivière chinoise et a été repêché par un Chinois au risque de sa vie. pourquoi m'obliges-tu à le donner à un étranger? Pourquoi me forces-tu à avouer un vol!
Très fâché, le vieux pêcheur sortit le vase, et, le tenant à la main, indiqua du doigt L'Enfant Pêcheur sur le fond du vase en demandant au pasteur:
- Dis-moi, tu prétends que ce vase est fabriqué chez vous. Puisque c'est un produit étranger, pourquoi cet enfant est-il habillé à la façon chinoise et a-t-il un visage chinois?
A cette question, le pasteur ainsi que le préfet ne surent que répondre et se turent. Ils se regardèrent consternés pendant un long moment sans savoir que faire.
Embarrassé, le pasteur ne chercha plus à se donner raison, il se redressa promptement et dit au vieux pêcheur:
- Je veux ton vase, tu es obligé de me le donner!
Le préfet, lui aussi, se mit en colère, frappa la table avec un morceau de bois pour intimider l'accusé et lui cria:
- Ne pas lui donner, c'est violer la loi!
Plein de dégoût, le vieux pêcheur tremblait de colère. Les mains agîtées, il s'évanouit et le vase tomba par terre, "crac", il se brisa en mille morceaux.
Chose inattendue: L'Enfant Pêcheur sauta tout vivant des débris, agita sa canne à pêche, l'hameçon accrocha la mâchoire supérieure du pasteur. Ensuite il la tira, l'agita et alors le pasteur s'éleva en l'air sans savoir que faire, en tendant les bras et les jambes et en poussant des cris. L'Enfant Pêcheur secoua brusquement la canne; houp! le pasteur fut lancé dans le ciel et s'éloigna en exécutant une suite de sauts périlleux.
A ce moment-là, L'Enfant Pêcheur agita de nouveau la canne qui se rapetissa aussitôt. Il se prépara à recommencer et le préfet, croyant que c'était à son tour, se glissa sous la table. Il eut si peur qu'il en mourut.
L'Enfant Pêcheur aida le vieux pêcheur à se relever, ce dernier reprit petit à petit connaissance et tous les deux sortirent du tribunal pour aller on ne sait où.
Fin de cette Histoire.

Il était un état en dehors du temps, un pays où se trouvait des montagnes hautes, extraordinairement hautes, à tel point que du sommet de la plus haute, on pouvait se croire dans le ciel tant on avait l'illusion d'en être prêt. Cet endroit particulier se nommait le Palais de Brocart ! Qu'avait-il de si étonnant ce palais pour que beaucoup de monde encore actuellement ne l'oublie pas ? C'était un édifice tout de blanc vêtu qui offrait ses nombreuses pièces et dépendances à deux charmantes personnes, deux petites chinoises :
les Fées Célestes...
Que faisaient-elles ainsi en ce lieu si peu fréquenté, en cet espace si froid enveloppé de neiges éternelles ? Elles appartenaient à une famille noble qui avait été obligé de les laisser à l'Empereur du Ciel afin de racheter leurs multiples fautes. Elles étaient arrivées un jour en cette forteresse du bout du monde et leur Maître leur avait adjoint un travail assez fatiguant en soi : celui de tisser à jamais les nuages qui parcourent à l'envi le ciel du monde. Pour accomplir cette tache, elles devaient se tenir au plus près de cette atmosphère ouateuse et attraper les fils pour en effectuer de beaux ouvrages cotonneux et doux.
Mais ces deux petites poupées, ces filles du Soleil Levant sont-elles heureuses au moins en ce lieu assez sinistre ma foi ? Car outre la solitude, le froid et les vents étaient leur quotidien. Les hurlements des souffles divins se déchaînaient autour d'elles et ne leur donnaient pas de répit, un repos pourtant bien mérité. Tout au long des jours et des nuits, elles se recroquevillaient ensemble pour ne pas devenir folles des cris hululants dans tous les coins de la maison-forteresse. Elles étaient assises l'une contre l'autre et tissaient, entrecroisant sans cesse les fils ténus puis tendus pour pratiquer de la belle ouvrage.
Seulement, un jour, lasses de toujours accomplir le même labeur (commande céleste de huit nuages, toujours identiques, l'un sous forme d'une enclume et d'un marteau et les autres bien moutonneux tout alentour), elles décidèrent de se sauver, de s'enfuir par-delà les vallons et ravins aux profondeurs insondables. Il faut bien croire que chaque jour faire les mêmes gestes, boire le même nectar, se retrouver avec les mêmes serviteurs, être dans la même grande solitude que le temps passant, cela puisse les agaçer prodigieusement. Elles possédaient pourtant tout ce qui leur était indispensable et même superflu : vêtements éclatants de belles couleurs vives et pastels, bonne nourriture diététique afin qu'elles gardent une ligne de sylfide pour se sentir mieux en leur tissage, musique sereine aux instruments 'fluidiques' offrant des sons harmonieux...
Pour ce faire, il leur était facile de saisir le bon moment, l'instant propice pour fomenter leur révolte... Lors de l'anniversaire de leur Maître, l'illustrissime Empereur du Ciel, lui et tous ceux qui le servaient, envahissaient les salles impériales et buvaient tout à loisir : elles savaient que ce serait à cette occasion-là qu'elles partiraient, faisant ainsi faux bond à leur charmante compagnie. Ce jour fatidique arriva et tout se déroula au mieux pour nos deux petites demoiselles si laborieuses et bien malines. Elles eurent l'extrême patience d'attendre que tous soient dans un état second, tant ils avaient forcés sur la boisson et se faufilèrent vers la fameuse Porte du Sud, porte de leur délivrance gardée par des soudards bien emméchés, accès direct aux routes terrestres.
Dès que nos deux petites Fées Célestes furent au-dehors, elles respirèrent enfin : le souffle de la liberté les environnait : le rouge se mit à leurs joues, le rire pour la première fois surgit de leurs lèvres, les surprenant toutes deux : elles revivaient enfn ! Pour leur donner plus de chance en leur fuite éperdue, elles décidèrent de se séparer. L'une irait vers le Sud et l'autre au Nord, se donnant comme ligne de conduite, celle d'assister les autres. Après s'être embrassées très fort, toutes deux bien fortement émues, elles prirent deux chemins, ceux de leur Destinée. Chemin faisant, elles rencontrèrent deux très vieilles femmes sur leur route, l'une du Sud et l'autre du Nord.
Séparées mais toujours formidablement en contact émotionnel, elles aidèrent et assistèrent du mieux qu'elles pouvaient ces deux personnes. Ces dernières, très usées par leur vie et solitaires les remercièrent pour leur secours bienvenus. Le teint diaphane, presque transparent des deux petites fées disparut pour devenir 'vivant' rose comme la fleur de lotus au milieu des eaux. Sur la Terre, elles se plaisaient beaucoup car elles diversifiaient leur travail, mais le temps déroulait bien plus vite son tapis d'heures, de jours, de semaines, de mois, d'années que sous la voûte dite 'céleste' ! Cent ans sur Terre équivalait à sept jours au Ciel... Seulement voilà, les festivités finies au bout d'une bonne semaine, leur Maître, l'Empereur du Ciel, se rendit compte de leur départ et se mit à les chercher : elles étaient introuvables !
Il eut beau tempêter, gronder, hurler : rien n'y fit ! Pourtant, il lui fallait d'urgence un nuage d'orage ! Cela faisait longtemps qu'il n'avait plu et il était dans l'obligation de tenir un certain équilibre terrestre. A force de chercher, des serviteurs un peu plus zélés que les autres revinrent lui dire qu'elles s'étaient sauvées par la Porte du Sud, rester grande ouverte. L'Empereur du Ciel quand il apprit la nouvelle entra dans une colère abominable, lui si calme d'habitude devint terrible et lâcha une phrase sèche et dure de ses lèvres au langage fleuri : 'si elles ne reviennent pas sous les deux prochains jours, la Terre entrera dans une sècheresse de presque cent années !'
Du Ciel descendirent alors des messagers impériaux, sortes d'anges casqués et retrouvèrent en bien peu de temps les deux petites Fées Célestes vieillies. Malgré leurs refus premiers, elles furent contraintes à revenir auprès de cet Empereur si puissant ; têtes basses, elles reprirent la voie inverse, le coeur brisé de quitter cette Terre si belle. Avant de repasser la Porte du Sud qui pour elles incarnaient une porte de prison maintenant, elles demandèrent une dernière faveur, celle de regarder une ultime fois derrière elles ! Cela leur fut accordé et elles prirent dans leurs vastes manches leurs seuls objets de valeur : deux miroirs ! Elles les jettèrent, ces miroirs de bois face à elles dans le plus profond des ravins qui 'n'avait pas de fond'... De ce geste, elles voulaient sauvegarder une certaine image de ce territoire si naturellement beau et majestueux...
Les miroirs descendirent alors en scintillant, émettant de petits cris stridents, telles des âmes tourmentées et mélancoliques, tournoyèrent un instant qui sembla durer une éternité pour finalement se transformer en deux immenses lacs de montagne, lacs enchantés qui offrent des eaux limpides et reflétantes... jusque tout en haut de ce palais blanc qui les garderait prisonnières. Elles eurent ainsi à jamais les reflets merveilleux de la terre, de ses montagnes, de ses forêts, de ses arbres, de cette vie si paisible et charmante qui leur manquait tant... Tels deux miroirs, elles eurent leurs peines infinies soulagées de moitié et se plurent à venir les contempler quand pour elles, le temps se montrait insupportablement long... en ce palais si lisse... trop calme... à leur goût !
Depuis ce temps, elles regardent en bas ce monde, si entier, si complexe mais si magnifiquement à leur image ! Toutes en douceur, en une éternelle éternité, elles continuent d'aimer, d'apprécier cette terre d'en bas... tout en tissant jour après jour les nuages si molletonneux, courant dans le ciel d'azur ! A chaque fois que vous regardez un nuage, faites un voeu d'amour et d'amitié, cela les rendra heureuses de n'être point oubliées, elles qui aiment tant notre vie... recluses mais contentes de leur oeuvre qui n'a jamais été que de l'altruisme ! Les deux lacs sont visibles l'un en Chine (le grand lac occidental) et l'autre vers Hanoï... Leurs âmes immortelles parfois les hantent telles deux Fées Célestes résolument ... Terrestres ! Aimons-nous comme elles nous aiment... entièrement !
En gallois/ In Welsh
United Kingdom -> Teyrnas Unedig
France -> Ffrainc
Russia -> Rwsia
Poland -> Gwlad Pwyl
Germany -> Yr Almaen
Africa -> Affrica
Italy -> Yr Eidal
Spain -> Sbaen
Bulgaria -> Bwlgaria
China -> Tseina
Egypt -> Yr Aifft
Argentina -> Ariannin
Brazil -> Brasil
Lithuania -> Lithwania
Albania -> Albania
Belarus -> Belarws
En Esperanto :
United Kingdom : Unuigitaj reĝoj (de Britio kaj de norda Irlando)
France : Francio
Russia : Rusio
Poland : Polio
Germany : Germanio
Africa : Afriko
Italy : Italio
Spain : Hispanio
Bulgaria : Bulgario
China : «Ĉinio» or «Ĥinio»
Egypt : Egipto
Argentina : Argentino
Brazil : Brazilo
Lithuania : Litovio
Albania : Albanio
Belarus : «Belorusio» or «Bjelorusio»
En néerlandais
United Kingdom : Verenigd Koninkrijk
France : Frankrijk
Russia : Rusland
Poland : Polen
Germany : Duitsland
Africa : Afrika
Italy : Italië
Spain : Spanje
Bulgaria : Bulgarije
China : China
Egypt : Egypte
Argentina : Argentinië
Brazil : Brazilië
Lithuania : Litouwen
Romania : Roemenië
Albania : Albanië
Belarus : Belarus / Wit Rusland
In Romanian:
United Kingdom - Regatul Unit (al Marii Britanii şi Irlandei de Nord)
France - Franţa
Russia - Rusia
Poland - Polonia
Germany - Germania
Africa - Africa
Italy - Italia
Spain - Spania
Bulgaria - Bulgaria
China - China
Egypt - Egipt
Argentina - Argentina
Brazil - Brazilia
Lithuania - Lituania
Albania - Albania
Belarus – Belarus
United Kingdom -> an Ríocht Aontaithe
France -> an Fhrainc
Russia -> an Rúis
Poland -> an Pholainn
Germany -> an Ghearmáin
Africa -> an Afraic
Italy -> an Iodáil
Spain -> an Spáinn
Bulgaria -> an Bhulgáir
China -> an tSín
Egypt -> an Éigipt
Argentina -> an Airgintín
Brazil -> an Bhrasaíl
Lithuania -> an Liotuáin
Albania -> an Albáin
Belarus -> an Bhílearúis
In Icelandic :
Bretland
Frakkland
Rússland
Pólland
Þýskaland
Afríka
ítalia
Spánn
Búlgaría
Kína
Egyptaland
Argentína
Brasilía
Lettland
Albania
Belarus
In Arabic : United Kingdom : [al-mamlaka al-mouttahida]
France : [faransâ]
Russia : [roûssiâ]
Poland : [bôlandâ] (la lettre p n'existe pas en arabe)
Germany [almânia]
Africa : [ifrîqyâ/afrîqyâ]
Italy : [îtâliyâ]
Spain : [isbânyâ]
Bulgaria : [balghâryâ]
China : [as-sîne]
Egypt : [misr]
Argentina : [al-arjantîne]
Brazil : [al-brâzîl]
Lithuania : [litouwânyâ]
Albania : [albânyâ]
Belarus : [roûssyâ al-baydâ] = Russie blanche
---
Portuguese
United Kingdom: Reino Unido
France: França
Russia: Rússia
Poland: Polônia
Germany: Alemanha
Africa: África
Italy: Itália
Spain: Espanha
Bulgaria: Bulgária
China: China
Egypt: Egito
Argentina: Argentina
Brazil: Brasil
Lithuania: Lituânia
Albania: Albânia
Belarus: Belorússia
In Spanish :
United Kingdom : Reino Unido
France : Francia
Russia : Rusia
Poland : Polonia
Germany : Alemania
Africa : África
Italy : Italia
Spain : España
Bulgaria : Bulgaria
China : China
Egypt : Egipto
Argentina : Argentina
Brazil : Brasil
Lithuania : Lituania
Albania : Albania
Belarus : Belarús
In Basque :
United Kingdom : Erresuma Batua
France : Frantzia
Russia : Errusia
Poland : Polonia
Germany : Alemania
Africa : Afrika
Italy : Italia
Spain : Espainia
Bulgaria : Bulgaria
China : Txina
Egypt : Egipto
Argentina : Argentina
Brazil : Brasil
Lithuania : Lituania
Albania : Albania
Belarus : Bielorrusia
In Japanese :
United Kingdom : (rengou oukoku)
France : (furansu)
Russia : (roshia)
Poland : (poorando)
Germany : (doitsu)
Africa : (afurika)
Italy : (itaria)
Spain : (supein)
Bulgaria : (burugaria)
China : (chougoku)
Egypt : (ejiputo)
Argentina : (aruzenchin)
Brazil : (burajiru)
Lithuania : (ritoania)
Albania : (arubania)
Belarus : (beraruushi)
In Chinese :
United Kingdom (lian2 he2 wang2 guo2)
France : (fa3 guo2)
Russia : (e2 luo2 si1)
Poland : (bo1 lan2)
Germany : (de2 guo2)
Africa : (fei1 zhou1)
Italy : (yi4 da4 li4)
Spain : (xi1 ban1 ya2)
Bulgaria : (bao3 jia1 li4 ya4)
China : (zhong1 guo2)
Egypt : (ai1 ji2)
Argentina : (a1 gen1 ting2)
Brazil (ba1 xi1)
Lithuania : (li4 tao2 wan3)
Albania : (a1 er3 ba1 ni2 ya4)
Belarus : ???
In modern greek
United Kingdom= Ηνωμένο Βασίλειο =inoméno vassilio
France = Γαλλία= Gallia
Russia = Ρωσία= Rossia
Poland= Πολωνία= polonia
Germany = Γερμανία= Yermania
Africa= Αφρική= afriki
Italy= Ιταλία= italia
Spain = Ισπανία= ispania
Bulgaria= Βουλγαρία= voulgaria
China= Κίνα= kina
Egypt = Αίγυπτος= eyiptos
Argentina= Αργεντινή= aryentini
Brazil= Βραζιλία= vrazilia
Lithuania= Λιθουανία= lithuania
Albania= Αλβανία= alvania
Belarus= Λευκορωσία= lefkorossia
en danois/in Danish
United Kingdom Stor Brittanien
France Frankrig
Russia Rusland
Poland Poland
Germany Tyskland
Africa Afrika
Italy Italien
Spain Spanien
Bulgaria Bulgarien
China Kina
Egypt Egypten
Argentina Argentina
Brazil Brasilien
Lithuania Litauen
Albania Albanien
Belarus ?? I'll try to find it
en breton/in Breton.Bro Russi.
United Kingdom Breiz Veur
France Bro C'hall, oo Bro Frañs
Russia Bro Russi,
Poland Bro Pologn
Germany Bro Alamagn
Africa Afrika
Italy Bro Itali
Spain Bro Spagn<