Il était une fois un padischah à qui l’envie prit de parcourir son empire. Un jour qu’il marchait dans la campagne, il vit au loin un ruisseau et au bord un homme à la longue barbe blanche qui des ciseaux à la main, paraissait couper quelque chose. Il s’approcha et demanda au vieillard ce qu’il faisait.
- Je coupe le destin des hommes, et je le jette au ruisseau qui l’emporte au fleuve de vie.
Le padischah trouva la réponse étrange.
- Eh ! dit-il regarde donc un peu quel est l’avenir de ma fille. Car il avait une fille unique.
- Je viens justement de le couper et de le lancer dans le courant, dit le vieillard.
- Et quel est-il ?
- Le destin de ta fille, c’est le berger qui fait paître ses chèvres sur la colline que tu vois là-bas.
Le padischah alla jusqu’à la montagne et lia connaissance avec le berger. Il lui proposa de lui acheter ses chèvres et lui en offrit mille pièces d’or. Comme le berger ne consentait pas à vendre son troupeau, il lui offrit de lui donner une caisse de pièces d’or à la seule condition de porter une lettre au vizir du padischah dans la capitale. Le berger accepta et le padischah resta pour garder les chèvres jusqu’à son retour. La lettre contenant ces simples mots : « tuez le porteur de cette lettre et qu’à mon retour tout soit terminé ».
Le berger cependant avait suspendu la lettre à son cou pour ne pas la perdre et était parti. Quand il arriva à la capitale, il était si fatigué qu’il se coucha sous un arbre qui se trouvait en face du palais royal et s’endormit. Or la fille du roi, qui regardait par la fenêtre, aperçut le berger et vit aussi la lettre qu’il portait attachée à son cou. Curieuse de savoir ce que contenait cette lettre, elle envoya une servante chargée de la prendre sans réveiller le dormeur et de la lui apporter. Quand elle eut lu la lettre, la fille du padischah, pleine de sympathie pour le jeune et beau garçon, écrivit un autre billet qui disait : « lavez et purifiez le porteur de cette lettre et mariez-le à ma fille. Que tout soit terminé à mon retour. » Puis elle la scella du sceau royal et la fit remettre à la place de l’autre par la servante.
Le berger s’éveillant enfin, porta la lettre au vizir. Celui-ci stupéfait à cette lecture, mais que faire ? On ne discute pas l’ordre du padischah. Et tout fut accompli come il avait été prescrit.
A ce moment le padischah revint. De loin il entendit de sons de flûte et de tambour et demanda ce qui se passait.
- Ce sont les noces de la fille du padischah, lui dit-on.
Le padischah se précipite, fait appeler son vizir et le somme de s’expliquer. Mais en voyant la lettre et en comprenant la supercherie, il se rappela la prédiction du vieillard.
Néanmoins, plus que jamais résolu à se défaire de son gendre, il lui confie une nouvelle lettre en lui ordonnant de la porter le lendemain matin, dès le lever du jour, au fondeur de chandelles. En même temps il ordonnait à ce dernier de précipiter tout vif dans la chaudière l’homme qui viendrait à lui le lendemain matin avant l’aube. Et cela sans même chercher à le reconnaître et dès qu’il ouvrirait la porte.
Le lendemain notre berger se lève de bonne heure pour aller porter la lettre, mais sa femme ne veut pas le laisser partir si tôt, et elle le prie d’attendre un peu, pour prolonger encore leurs moments de bonheur. Quand il se lève de nouveau pour partir, elle lui offre du café et ainsi le temps s’écoule. Le jour est désormais levé. Enfin le padischah, ne pouvant contenir son impatience de savoir comment son ordre avait été exécuté, se précipite chez le fabricant de chandelles et y arrive avant le berger. A peine la porte ouverte, il est saisi et jeté tout vif dans la chaudière, tant il est vrai que chacun tombe dans le puits qu’il a lui-même creusé.
Quant au berger, époux de la fille unique du padischah, il monta sur le trône et ils vécurent de longues années de bonheur…
LORS DE VOTRE PASSAGE SUR MON BLOG, N'OUBLIEZ PAS DE LAISSER UN PETIT
COMMENTAIRE.
A TOUS BONNE JOURNEE ET BON VOYAGE.
1. ISTANBUL
2. LA TURQUIE
3. L'EGYPTE
4. LE SUD DU MAROC
5. MAROC, Les villes Impériales
6. LA TUNISIE

7. LA GRECE

8. LA THAILANDE
Commentaires Récents